Les circuits courts

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L’agriculture est depuis des siècles le cœur de l’activité des pays de Saclay. En matière agricole et alimentaire, ce territoire offre une représentation très diversifiée de l’agriculture périurbaine. Les producteurs tout en restant attachés à leurs productions originelles ont aussi pour ambition de développer d’autres formes d’agriculture en lien avec le territoire et ses habitants. D’où l’émergence de filières de proximité, garantes d’une alimentation de qualité. D’AMAP en ateliers cuisine, de potagers collectifs en fermes pédagogiques, d’approvisioennement en produits locaux pour la restauration collective à la vente à la ferme. Au-delà d’une simple addition d’initiatives individuelles, toutes ces manières de produire, de transformer ou de consommer notre alimentation dessinent les contours de nouveaux territoires, esquissent un autre rapport à la santé et au travail, créateur d’emplois durables, générateur de lien social. Depuis sa création, Terre et Cité accompagne ces projets territoriaux et agit sur le Plateau de Saclay pour rapprocher les différents acteurs et réfléchir ensemble au devenir de l’agriculture. Cette diversité des modes agricoles est illustrée par la Carte Ouverte du Plateau de Saclay qui recense toutes les caractéristiques naturelles de notre territoire.

Pourquoi manger local? 

Terre et Cité défend une agriculture de proximité pour la préservation des terres agricoles garantissant une alimentation locale, favorisant le lien social, la fonction récréative, le cadre de vie des habitants du Plateau de Saclay. Notre association travaille pour accompagner et développer la filière alimentaire de proximité qui se met en place sur le territoire. Plusieurs des exploitants du Plateau ont réorienté leur activité pour plus de proximité avec le territoire ces dernières années. Les modes de commercialisation qui en découlent peuvent être classés en quatre grandes orientations:

–       La vente directe, souvent associée à des démarches de transformation sur l’exploitation des produits. Terre et Cité soutient ces initiatives en les faisant connaître (voir la carte des exploitants).

–       Les paniers, sous forme AMAP, Jardins de Cocagne ou autres. Ils garantissent une certaine régularité de débouchés aux producteurs.

–       L’approvisionnement de la restauration collective: encore assez restreint aujourd’hui, il permet aux producteurs de renforcer leur visibilité en volumes et en régularité. Il permet également de démocratiser l’accès aux produits du territoire et s’associe naturellement à des démarches de sensibilisation et d’éducation.

–       La relocalisation de la vente de gros. Plusieurs exploitants continuent de commercialiser leur production par gros volumes, mais à une échelle locale, souvent à des transformateurs ou à d’autres exploitations agricoles.

Les circuits courts sur le plateau

2 624 hectares (ha) sont cultivés sur le Plateau de Saclay (Colos, 2011), dont 58 ha dédiés à la production de proximité, restauration collective incluse (Terre et Cité, 2011). 10 exploitations agricoles ont été recensées sur le territoire, dont 9 situées sur le Plateau de Saclay. Parmi elles, 8 produisent des grandes cultures, 1 est en élevage de volailles biologiques, et 1 en élevage bovin laitier et grandes cultures. De nombreux dispositifs sont aujourd’hui en place, la cueillette de plein champ de la Ferme Viltain, les paniers-entreprises de la Ferme Trubuil, l’ AMAP des jardins de Cérès sans oublier la vente à la ferme existant dasn la plurat des fermes du Plateau. Manger local est l’un des moyens de soutenir le travail des agriculteurs, de participer à la préservation de ces espaces. Cet acte montre avant tout une volonté de retrouver le lien concret avec notre alimentation et un lien vivant avec le territoire que nous habitons. Avant le début de la démarche d’accompagnement de Terre et Cité, des approvisionnements locaux sporadiques de la Ferme Monville et Vandame s’étaient déjà mis en place fin 2010 au niveau des écoles primaires de Villiers-le-Bâcle et de Bièvres. La Ferme de Viltain approvisionnait également de manière historique l’Ecole Polytechnique et le centre de recherche INRA de Jouy-en-Josas. Dans une démarche générale de développement des filières de proximité sur le territoire, 4 exploitations (dont 3 en agriculture biologique) ont diversifié leurs activités de production alimentaire et se sont orientées vers des débouchés locaux. Ceux-ci représentent 100% des débouchés pour 2 exploitations.  3 des 4 exploitations ont un débouché structurant en restauration collective, avec au minimum 20% des ventes pour 2 d’entre elles. Deux d’entre elles fournissent également des restaurants d’entreprise et d’établissement supérieur du territoire. Les Jardins de Cocagne de Magny-les-Hameaux ont également mis en place des approvisionnements de maraîchage biologique pour la restauration collective. Le site national des Jardins de Cocagne s’est installé sur le territoire depuis septembre 2012, sur la commune de Vauhallan, avec la mise en culture de 15 ha de maraîchage biologique. A cela se rajoute depuis 2013, l’extension des surfaces en maraîchage de la ferme Trubuil située à Vauhallan avec 8800 m2 de serres, dont l’objectif est de gagner en valeur ajoutée et pallier la perte de foncier. En 2013, la production alimentaire de proximité s’élève à environ 60 ha sur le plateau. Terre et Cité a poursuivi en 2013 cet accompagnement général vers l’évolution de l’offre et de la demande en Circuits courts, en ciblant plus particulièrement les  secteurs Entreprises et Etablissements supérieurs du territoire. L’étude liée au Grand Projet 3 (GP3) de la Région Ile-de-France, qui a débuté fin 2012, a apporté une analyse complémentaire des opportunités de développement des filières courtes alimentaires de proximité (restauration collective mais aussi restauration gastronomique, commerces de proximité, etc.) au niveau de 4 communautés d’agglomération dont celle du Plateau de Saclay. Par ailleurs, l’université d’Orsay, à la suite d’une action de sensibilisation à l’agriculture de proximité en permettant la livraison de paniers de légumes, réfléchit activement à la structuration de ce circuit court pour son personnel enseignant.

Comment s’engager dans une démarche de circuits courts? 

Terre et Cité a mené depuis 2011, un véritable travail de concertation où tous les acteurs ont pu se rencontrer, débattre de leurs attentes et besoins. Les élus, acteurs économiques, producteurs ont mis à profit ces espaces de dialogue pour réfléchir à la mise en place des circuits alimentaires de commercialisation en lien avec le territoire. C’est l’ensemble de ces démarches qui permet de renforcer l’écosystème économique et social du territoire, et la diversification des modes de commercialisation garantit un certain équilibre aux exploitations.Un focus a été fait sur le secteur scolaire primaire (maternelle, élémentaire) à une exception près, le CESFO, qui est une association gérant les restaurants administratifs de la faculté d’Orsay. Le secteur scolaire a été prioritaire pour plusieurs raisons : il s’agit de la demande la plus explicitée sur le territoire en termes de sensibilisation et pédagogie ; il fait sens auprès des exploitants agricoles qui souhaitent fournir une alimentation de qualité aux enfants des communes locales ; il permet de mobiliser les acteurs locaux et notamment les élus des communes. Depuis 2013, Terre et Cité poursuit son activité d’accompagnement auprès des acteurs du Plateau de Saclay en consolidant l’existant et impulsant d’autres dynamiques de circuits courts. L’approvisionnement de proximité pour la restauration collective a fait l’objet d’un travail suivi et régulier, structuré par l’organisation d’ateliers de travail dont vous trouverez ci-dessous plus de détails sur ces évènements :

Atelier n°1: Mise en relation des acteurs opérationnels du territoire

Atelier n°2 : « Quel rôle pour les prestataires de restauration dans un approvisionnement de proximité? » PPT

Atelier n°3 : « Filière, logistique, structure… Quelles perspectives d’avenir? »