Pour la protection des espaces agricoles

Portrait de l’agriculture du plateau

L’agriculture est présente sur 2 686 hectares sur le Plateau de Saclay. Même si le paysage  est fortement marqué par les grandes cultures qui occupent 87% des surfaces agricoles, elles sont moins présentes que sur le reste de l’Ile-de-France, la moyenne régionale étant de 95% . En effet, la dizaine d’exploitations présentes sur le territoire depuis plusieurs générations a engagé de nouveau, des projets de diversification. Ainsi on trouve des légumes, des fruits, des laitages, des céréales et pains biologiques,  des poulets et œufs biologiques, du miel, des fleurs et des végétaux ornementaux. De nombreux centres équestres et pensions de chevaux marquent également l’agriculture du plateau. En plus de cette diversification des cultures, les modes de commercialisation ont évolué vers des circuits courts (approvisionnement des restaurations collectives, AMAP, vente à la ferme ..etc.). A la présence de cette agriculture productive, s’ajoute la présence d’une agriculture  scientifique installée de manière historique sur le Plateau (INRA, UMR Moulon, ARVALIS, etc)

Une préservation nécessaire

Alors que la population mondiale est en pleine augmentation, les surfaces agricoles continuent à être artificialisées. A l’échelle nationale, ce sont près de 78 000 ha (1)qui disparaissent chaque année et sur le Plateau de Saclay,  977 hectares entre 1982 et 2008. C’est d’autant plus dommageable que ces terres sont les plus fertiles de France;  la moyenne des rendements de blé sur le Plateau varie entre 90 et 100 qx/ha contre une moyenne de 74 qx/ha au niveau national. Ces rendements sont possibles grâce à la présence de limons, et d’une nappe d’argile qui permet de retenir l’eau, garantissant ainsi une résistance exceptionnelle aux sécheresses. C’est l’un des rares territoires où le maïs n’a pas besoin d’être irrigué pour pousser.

Au vu des enjeux alimentaires à venir et du basin population de la métropole parisienne, à proximité, il semble pour le moins périlleux d’artificialiser ces terres. Elles permettent aujourd’hui de servir des produits locaux dans environ 1 million de repas par an pour la restauration collective.

 

Les outils

Plusieurs actions nous semblent importantes à mener conjointement entre les différents acteurs du territoire : que ce soit la mise en place d’outils de protection foncière, la sensibilisation aux produits locaux ou encore la promotion d’un projet agricole pour l’ensemble du Plateau. Le Périmètre Régional d’Intervention Foncière (PRIF) est un outil mis en place dès 1990 par la région et les communes sur les terres agricoles du Plateau. Il confère à l’Agence des Espaces Verts (AEV), à travers une convention avec la SAFER, un droit de préemption afin que ces espaces conservent leur vocation agricole. Ce PRIF s’éte­­­nd sur 2 000 hectares et en 2011, 564 hectares sont la propriété de l’AEV qui les loue à des agriculteurs. Des actions citoyennes permettent également la protection du foncier notamment la création de la SCI Terres Fertiles. Enfin, la mise en place de la Zone de Protection Naturelle Agricole et Forestière protège 2 355 hectares agricoles.  Le programme d’action de la ZPNAF est en cours d’élaboration avec l’ensemble des acteurs du territoire.

ZPNAF3

Terre et Cité accompagne et encourage ces initiatives de protection du foncier mais c’est à travers des actions de sensibilisation que nous mobilisons les acteurs du territoire sur l’intérêt de préserver ces terres. Nous travaillons avec les collectivités au développement d’un projet pour l’agriculture du Plateau  à l’échelle du territoire.

Terre et Cité a édité en partenariat avec AGVP et Jacques de Givry, la carte de la ZPNAF en format 21,8 x 43,6cm. Le Prix de la carte est de 2 euros. Pour se procurer cette carte n’hésitez pas à contacter Terre et Cité : marion.bruere@terreetcite.org.

 

Les contributions de Terre et Cité

De nombreux  documents en lien avec l’aménagement du plateau ou sa protection sont rédigés. Terre et Cité, avec son expertise, souhaite participer autant que faire se peut  aux enquêtes publiques liées à ces documents.

 CDT Paris-Saclay Territoire Sud

« Les contrats de développement territoriaux (CDT) sont définis dans laloi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, modifié par la  loi du 18 janvier 2013 relative à la mobilisation du foncier public en faveur du logement. Ils doivent mettre en œuvre le développement économique, urbain et social de territoires définis comme stratégiques, et en particulier ceux desservis par le réseau de transport public du Grand Paris. Ces démarches contractuelles, à visée opérationnelle, engagent l’État, représenté par le préfet de région, les communes et leurs groupements signataires» source IAU en savoir plus