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du territoire

ha de réserve ornithologique classée avec plus de 200 espèces d’oiseaux répertoriées

km de rigoles recueillent les eaux de pluie.

km de Sentier d’Interprétation Agricole au départ de la Ferme de Viltain

km de rigoles recueillent les eaux de pluie.

fermes en vente directe

%

du plateau boisé

km et plus de piste cyclable

L’installation de grands organismes de recherche et d’enseignement supérieur dès la fin des années 1950 ont fait la renommée du territoire, mais c’est aussi l‘un des premiers poumons verts à la sortie de la métropole parisienne. Ce territoire agricole est le lieu idéal pour les balades dominicales et les visites culturelles.

Les promenades
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Situation géographique
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Balades organisées

Crédits photo : Jacques de Givry

Découvrir l'histoire du plateau

Le plateau de Saclay, culminant à 160 mètres d’altitude, est délimité par les vallées de la Bièvre au nord, de l’Yvette à l’est et de la Mérantaise au sud. C’est une entité paysagère cohérente qui appartient à l’ensemble géographique dit de l’Hurepoix. Les différentes couches géologiques expliquent la formation de la nappe superficielle retenue par les argiles à meulière de Montmorency et justifient la nécessité du système de drainage sans lequel ce plateau serait encore un vaste espace marécageux. C’est au XVIIème siècle que ce système de drainage est conçu par l’ingénieur Gobert afin d’acheminer les eaux vers le Parc de Versailles. Ce drainage rend le plateau cultivable. Il est très vite reconnu comme un territoire aux terres très fertiles de par la présence des limons des plateaux. Le lien historique qu’entretient le plateau de Saclay avec Versailles est encore visible dans le paysage. Il rappelle sa présence par les 58 kilomètres de rigoles et plusieurs étendues d’eau douce, par les remises à gibier qui ponctuent le territoire et enfin par le patrimoine bâti encore existant comme le Viaduc de Buc, les Portes de Jouy, de Toussus et du Trou salé. Au niveau agricole, le paysage du Plateau de Saclay est marqué avant tout par la présence de grandes cultures très propices aux conditions réunies sur le Plateau. Avec les imposantes lignes hautes tensions et ce paysage très ouvert, des sentiments de calme, de dépaysement, de repos, voire même de mélancolie, tous rares à cette distance de l’agglomération parisienne et de son agitation perpétuelle, peuvent rapidement vous gagner. De nombreux sentiers permettent à chacun de profiter de cet espace de respiration à moins de 20 km de Paris.

Un territoire d'intérêt national

En 1949, Charles de Gaulle décide d’installer le Centre d’Essai Nucléaire sur le Plateau de Saclay. A l’époque, c’est un territoire à proximité de Paris mais encore si peu habité qu’il pouvait être perçu comme “le bout du monde”. C’est à partir de cette date que de nombreux organismes de recherche et d’enseignement  ainsi que des entreprises de Recherche et Développement vont s’installer sur ce territoire. On note en particulier l’arrivée de l’Université Paris Sud Orsay en 1950, de HEC en 1964 et de l’Ecole Polytechnique en 1976. Aujourd’hui c’est 13% de la recherche française qui est située sur le Plateau de Saclay. Dès 2005, l’Etat souhaite aménager le territoire et décide de la mise en place d’une Opération d’intérêt National (OIN) : l’Etat prend la compétence d’urbanisme sur l’ensemble du territoire. En 2006, le projet se précise puisque Dominique de Villepin alors Premier Ministre souhaite le développement d’une ville nouvelle sur le Plateau avec la construction de 150 000 logements de Saint-Quentin-en-Yvelines à Massy. Le projet est alors porté en 2008 par Christian Blanc. Réduisant l’activité agricole à peau de chagrins, il provoque de vives réactions de la part des citoyens et du milieu associatif. La même année, le Président de la République annonce sa volonté de créer un cluster scientifique sur le territoire de Saclay. En 2012, le Schéma de Développement Territorial réalisé sur 49 communes est décliné sous deux Contrats de Développement Territoriaux (CDT) fixant les objectifs d’aménagement pour les 15 ans à venir : « Paris-Saclay Territoires Sud » et « Versailles-Grand-Parc/Saint-Quentin-en-Yvelines/Vélizy-Villacoublay ». En parallèle de la volonté d’aménager le territoire, l’Etat va mettre en place des outils de protection pour les terres agricoles. Ainsi en 2008, l’Etat s’engage sur la protection de 1 800 hectares, mais c’est encore trop insuffisant pour garantir la fonctionnalité de cette région agricole. C’est un rapport de la SAFER qui indiquera le seuil de 2 300 hectares au-dessous duquel il est primordial pour le plateau de ne pas descendre. En 2010, la loi du Grand Paris montre la volonté de l’Etat de réaliser sur ce territoire un cluster afin de réunir un grand nombre de chercheurs et de centres de formation et  multiplier ainsi les interactions possibles. Grâce aux nombreuses mobilisations collectives, la loi a dû prévoir également la mise en place d’une Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière d’au moins 2 300 hectares. Le décret du 31 décembre  2013 actera la protection de 4 115 hectares dont 2 355 hectares sur le Plateau de Saclay et 2 333 hectares sur le Plateau et dans l’OIN.